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Qu'est que Linux ?

La philosophie du logiciel libre.


Un peu d'histoire.

    En 1987 sort la première version de MINIX, écrite par un américain du nom de Andrew Stuart Tanenbaum professeur émérite d'informatique à L'Université Libre d'Amsterdam "Vrije Universiteit Amsterdam". IL à ecrit MINIX pour illustrer les principes véhiculés dans la première édition de son livre « Operating Systems: Design and Implementation ».

    Une deuxième édition de MINIX (et une deuxième édition du livre, co-dirigé par Albert S. Woodhull) a été diffusée en 1997. Cette version a été grandement améliorée par rapport à la première version, mais elle visait encore à enseigner les systèmes d'exploitation dans une large mesure.

    Ce n'est qu'avec la troisième version, MINIX 3, et la troisième édition du livre, publiée en 2006, que l'accent est passé de l'enseignement à un système de recherche et de production sérieux, en particulier pour les systèmes embarqués.

    Le projet a connu un stimulant majeur en 2008, lorsque Andrew Tanenbaum a reçu une subvention avancée du Conseil européen de la recherche. Cela a permis à la recherche et au développement de produits de continuer à un taux accéléré pendant 5 ans. À la fin de la période de subvention ERC, il a obtenu une subvention de preuve de concept ERC, ce qui nous a permis de porter le MINIX 3 à l'ARM et de faire deux fois lors du salon international Embedded World à Nuremberg en 2012 et 2013.

    L'un des premiers utilisateurs de MINIX était un étudiant finlandais, Linus Torvalds, qui a appris beaucoup sur les systèmes d'exploitation à partir de la lecture de ce livre. Il est convaincu que l'informatique doit être pour l'utilisateur un moyen de gagner du temps, un outil et non une contrainte. En dehors des systèmes qu'il peut utiliser sur les serveurs de son université, il trouve que tous les systèmes (y compris MINIX) auxquels il a accès pour sa machine personnelle sont soit trop coûteux, soit trop peu efficaces. Le système "MINIX" qu'il a installé sur son ordinateur doté d'un processeur 386 s'avère trop limité pour lui. En conséquence, il décide d'écrire,lui-même, un système d'exploitation qui le satisfera mieux. Pour cela, il se fonde sur le système d'exploitation "Minix".
    En 2004, un homme nommé Ken Brown a accusé Torvalds de copier MINIX textuellement, mais cela a été rapidement réfuté dans une déclaration publiée le 20 mai 2004 par Andrew Tanenbaum.

    Au mois d'août 1991 est né Linux, linus'Unix, L'Unix de Linus dans sa version 0.0.1. Cette version n'était même pas exécutable. L'archive ne contenait que les rudiments des sources du noyau et il fallait compiler Linux sous Minix pour l'utiliser un tant soit peu.

    Le 5 octobre 1991, Linux devient autonome lors de la sortie officielle de la version 0.0.2. Celle-ci permet de faire tourner quelques applications GNU (logiciels libres) essentielles comme le compilateur gcc ou le shell bash. Mais Linus Torvalds réalise très bien que réitérer l'expérience d'Andrew Tannenbaum sur Minix n'est pas viable. Il se convainc qu'il faut répartir la tâche de développement, trouver des collaborateurs et étendre ce projet à un cercle le plus large possible. Pourquoi pas la planète ? A cette époque où la guerre froide vient de se terminer, l'Internet commence à envahir les universités et amorce l'explosion que nous connaissons. Linus Torvalds en profite pour lancer un appel qui est resté célèbre, sur le forum comp.os.minix et décide de mettre le code source sous licence GPL de telle sorte que tout le monde peut alors participer au développement de Linux.

    L'appel de Linus provoqua la formation spontanée d'une communauté qui compte aujourd'hui environ 3000 développeurs (programmeurs) du noyau et 10 millions d'utilisateurs d'après les estimations de différents cabinets d'études. La communauté Linux comprend donc l'ensemble des développeurs, pas seulement du noyau d'ailleurs, et les utilisateurs. Ils mettent à profit l'internet pour tisser des liens et promouvoir une entraide à tous les niveaux. Cette dernière reste une des sources principales de résolution des problèmes techniques, et ce, même pour les informaticiens confirmés. Les informations techniques ou non sont partagées par de nombreux moyens tels que les forums de discussion, les sites spécialisés ou les sites CVS destinés aux développeurs. Aussi de nombreuses associations se sont créées pour regrouper les enthousiastes et faire connaître Linux au plus grand nombre, et ainsi démontrer que la collaboration entre développeurs et utilisateurs dans le monde Linux permet de créer une informatique de haute qualité, et peut être utilisable par tout un chacun et ce, sans aucune difficultés.

Principe et fonctionnement

    La communauté des développeurs de Linux, répartie à travers le monde, développe de nombreux logiciels au sein de projets tout aussi nombreux. Certains de ces projets ont pris une ampleur mondiale qui ferait pâlir d'envie de grandes multinationales. Les principaux, ou du moins les plus médiatiques, sont le noyau lui-même, bien sûr, mais aussi des projets de « bureaux » tel que KDE et GNOME (pour les plus connus), des outils de bureautiques tel que OpenOffice, Firefox, Thunderbird, de traitement de l'image, de la vidéo, du son, de la sécurité, de base de données, ... bref une source infinie d'applications adaptées aux besoins de chacun

    Les universités constituent les berceaux d'un grand nombre de projets développés sous licence libre. C'est le cas de Linux. L'esprit qui anime le développement libre est très proche de l'esprit universitaire de partage des connaissances, d'examens des publications par l'ensemble de la communauté. De plus, la publication de logiciels libres permet de rendre un service public, une des vocations de l'administration.

Les avantages de Linux et des logiciels libres pour l'utilisateur

  • Facilité et rapidité de correction. Grâce à la publication du code source (briques constitutives d'un programme, son secret de fabrication), un grand nombre de développeurs peuvent corriger facilement et rapidement (parfois dans un délai de quelques heures, après l'apparition d'un bogue) le programme en cas de problème.
  • Pérennité du programme. La disponibilité du code source permet à d'autres de reprendre le développement si l'auteur original se désintéresse du projet.
  • La liberté de redistribuer les logiciels libres rend accessible un grand nombre d'outils aux particuliers. Les logiciels libres étant en général diffusés gracieusement sur Internet, l'utilisateur peut disposer d'un large éventail d'applications développées et maintenues par un grand nombre de personnes, ce qui rend donc ces logiciels bien plus fiables.